Assurance : vers une hausse des prix des produits exposés au risque de catastrophe naturelle ? |
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| Lundi, 22 Mars 2010 16:00 |
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D'après la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), le calibrage de la directive européenne Solvabilité II pourrait conduire à des augmentations de tarifs de 5 à 20% sur certains produits d'assurance.
Une inflation de 5 à 20% des primes sur certains produits d'assurance. Rien de moins. C'est l'un des spectres agités par Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), dans une interview adressée aux pouvoirs publics et publiée dans une édition de la Lettre Assurer spécialement consacrée à la directive européenne Solvabilité II (Solvency II). Le président de la FFSA indique que l'avis actuel du CEIOPS (Committee of European Insurance and Occupational Pensions Supervisors, comité européen des superviseurs) sur le calibrage de la directive pourrait, selon les estimations, impliquer pour les assureurs européens un besoin de capital supplémentaire de 30 % à 75% sur le secteur. Plus de risque à la charge de l'assuré ? Pour compenser les coûts de l'augmentation des exigences de fonds propres, « le prix des produits d'assurance non-vie augmenterait en moyenne de 5 % à 20 % pour les produits à forte intensité de capital », annonce Bernard Spitz. Et de citer, par exemple, des produits exposés au risque de catastrophe naturelle comme l'assurance habitation dans des régions propices aux ouragans ou aux inondations, ou encore ceux qui s'étalent sur une grande période de garantie comme l'assurance responsabilité civile ou la responsabilité automobile. « Ces hausses résulteraient de l'augmentation des coûts du capital, des coûts de financement, et des coûts de transfert de risque induits par la nouvelle réglementation », précise-t-il. En conséquence, « on peut imaginer que les produits d'assurance non-vie seraient repensés, en limitant leur champ d'application, la période ou le montant couvert, ou encore en obligeant les assurés à conserver une partie plus importante des risques à forte intensité de capital ». |
















