Dépendance : Nicolas Sarkozy souhaite une réforme prévue pour l'été 2011 |
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| Écrit par Infomedia |
| Mercredi, 17 Novembre 2010 09:17 |
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Le Président de la République veut créer une nouvelle branche de la Sécurité sociale concernant la dépendance des personnes âgées. Le chef de l'Etat, lors de son intervention à la télévision hier, a souhaité lancer une « grande consultation » sur la dépendance des personnes âgées qui va durer 6 mois « avec les conseils généraux qui financent une partie de l'APA, les associations de personnes âgées, les forces syndicales ». « Nous prendrons les décisions à l'été 2011 » a-t-il indiqué, afin de voter des mesures dans le cadre du budget de la Sécurité sociale de 2012. L'idée est de créer « une nouvelle branche de la Sécurité sociale, le cinquième risque » destinée à financer les dépenses liées à la dépendance. Aujourd'hui, la Sécurité sociale comporte quatre branches : la branche maladie, vieillesse, famille et travail. Pour Nicolas Sarkozy, « il faut réduire la somme qui reste à la charge des personnes âgées dans les maisons de retraite et favoriser le maintien à domicile ». Cependant, le Président de la République n'a pas voulu se prononcer sur les modalités de financement de cette nouvelle branche : « augmenter la CSG », « obliger les gens à s'assurer », etc. Il n'a pas voulu trancher cette question hier soir. L'assemblée nationale a publié au mois de juillet un rapport d'information sur la prise en charge des personnes dépendantes, présenté par la députée UMP de Meurthe-et-Moselle Valérie Rosso-Debord. Celui-ci proposait notamment de supprimer l'aide personnalisée à l'autonomie (coût de près de 5 milliards d'euros pour l'État et aux départements), d'obliger tous les Français de plus de cinquante ans à souscrire une assurance spécifique, et de percevoir sur tous les contrats dépendance devenus obligatoires une surprime qui alimentera un fonds privé destiné à prendre le relais de l'APA. Les mutuelles du Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (GEMA), dont plusieurs d'entre elles ont une offre dépendance, ont lu les propositions d ce rapport « avec circonspection tant elles leur paraissent difficiles à mettre en œuvre » et jugé « anormale » l'idée de « privatiser » l'APA.
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