| L'Organisation internationale du travail (BIT) cherche à promouvoir la micro-assurance en Afrique |
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| Lundi, 17 Mai 2010 12:34 |
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Une étude du BIT montre que seuls 2,1% des travailleurs pauvres d'Afrique bénéficient d´une couverture d´assurance.
Développer la micro-assurance en Afrique. Tel est la vocation d'un atelier organisé par l'organisation des assureurs africains (AIO) et le Fonds pour l'innovation en micro-assurance du Bureau international du Travail (BIT ou OIT) le jeudi 27 mai 2010 après l'assemblée générale de l'AIO (organisée du 23 au 26 mai). « L'objectif de cet atelier est de sensibiliser les compagnies d'assurance opérant en Afrique sur le potentiel de développement de la micro-assurance et de leur fournir des outils afin de concevoir des produits adaptés pour le marché à faible revenu », selon le Fonds pour l'innovation en micro-assurance, créé en 2008 grâce à une subvention de la Fondation Bill et Melinda Gates. « Rompre le cycle de la pauvreté » Sous couvert de l'organisation internationale du travail et du Programme Finance et Solidarité, le Fonds pour l'innovation en micro-assurance vise à accroître la disponibilité de produits d'assurance de qualité pour les personnes à faibles revenus des pays en développement « afin de les protéger des risques et rompre le cycle de la pauvreté ». Dans une nouvelle étude réalisée par le Fonds pour l´innovation en micro-assurance il ressort qu'à peine plus de 2% des 700 millions de travailleurs pauvres d´Afrique bénéficient d´une couverture d'assurance. L'étude, intitulée « The Landscape of Microinsurance in Africa » (État des lieux de la micro-assurance en Afrique), montre que seulement 14,7 millions de travailleurs à faible revenu bénéficient d'un accès à la micro-assurance en Afrique en 2008, une infime partie par rapport aux 700 millions de personnes qui, selon une estimation, ont les moyens d'y accéder. « Les conclusions de l'étude sont très intéressantes et prometteuses. Elles montrent que seulement 2,1% de la population-cible a accès à la micro-assurance sous une forme ou une autre. L'explication est double: d'une part, la clientèle potentielle ne comprend pas très bien ce que représente l'assurance et éprouve des difficultés à payer ses primes; du côté de l'offre, il existe des faiblesses au niveau des technologies de l'information, du personnel qualifié et des coûts administratifs élevés », déclare Michal Matul, l'un des auteurs de l'étude et responsable de la recherche auprès du Fonds à l'OIT. Pénétration plus forte de l'assurance-vie Il ajoute: « Tout ceci peut changer grâce à une coordination des efforts des prestataires, des donateurs et des pouvoirs publics. Nous voyons déjà apparaître des signes de progrès. Soixante-dix pour cent des prestataires avec lesquels nous nous sommes entretenus ont convenu que l'on peut s'attendre à une augmentation de plus de 10% du nombre de polices de micro-assurance qui seront vendues dans leur marché national au cours de la prochaine année ». Les types de produits de micro-assurance les plus communs en Afrique sont ceux de l'assurance-vie, les produits de l'assurance vie crédit représentant près de 9,5% du marché et les autres produits d'assurance vie autour de 3,2%. Les produits concernant la santé - souvent cités comme ceux dont on a le plus besoin - couvrent seulement environ 0,3% de la population à faible revenu. Les assurances des secteurs de l'immobilier et de l'agriculture offrent une couverture à un nombre de personnes nettement inférieur représentant environ 0,2% et 0,1% des marchés potentiels respectifs. « Il est possible d'atteindre des centaines de millions de personnes à faible revenu en Afrique avec des produits de micro-assurance, mais cela demande d'abord toute une série de préalables, tels que la diversité des fournisseurs, des clients avertis qui comprennent la valeur exacte de la micro-assurance, des circuits de distribution innovants et une gestion améliorée de l'efficacité et des ressources humaines. Aucun de ces objectifs ne peut être atteint par les prestataires seuls. Les bailleurs de fonds et les pouvoirs publics doivent soutenir ces efforts en mettant sur pied une action coordonnée qui aidera les Africains à faible revenu à gérer les risques et à mener une existence plus sécurisée et plus stable » conclut Michal Matul. |



















